Les dangers de chercher des conseils médicaux avec une intelligence artificielle

Avec l’arrivée des outils d’intelligence artificielle comme ChatGPT, il est tentant de poser toutes ses questions santé en ligne. C’est rapide, simple, et on obtient une réponse immédiate. Mais attention : ces recherches peuvent présenter des risques importants.
L’IA n’est pas un·e médecin
Même si l’intelligence artificielle donne des réponses bien formulées, elle n’a pas de formation médicale ni la capacité de poser un vrai diagnostic. Elle s’appuie sur des données générales, parfois obsolètes ou inadaptées à votre situation personnelle. Cela peut conduire à des erreurs d’interprétation ou à de mauvais conseils.
Un risque de se faire peur inutilement
En décrivant vos symptômes, l’IA peut évoquer des maladies graves, même si vous avez simplement un rhume ou un petit problème passager. Ce type de réponse peut générer de l’anxiété et pousser certaines personnes à s’imaginer atteintes de maladies sérieuses, sans raison valable.
L’IA ne connaît pas votre âge, vos antécédents médicaux, vos traitements en cours ou les recommandations de santé propres à votre pays. Ses réponses sont standardisées, et donc parfois inadaptées à une situation.
La question de la confidentialité
Lorsque vous entrez des informations sensibles en ligne, il existe un risque concernant la sécurité de vos données. Même si les outils d’IA ne sont pas censés garder vos infos, il vaut mieux éviter de partager des données médicales personnelles sur internet.
Une consommation énergétique colossale
Les modèles d’IA, en particulier les grands modèles de langage (LLM) comme GPT-4, nécessitent une puissance de calcul immense. Cette demande énergétique est principalement satisfaite par des centres de données, qui consomment d’énormes quantités d’électricité. Par exemple, l’entraînement d’un seul modèle d’apprentissage profond peut générer une empreinte carbone équivalente aux émissions à vie de cinq voitures. Outre l’électricité, les centres de données utilisent également de grandes quantités d’eau pour le refroidissement des serveurs. Chaque image générée par une IA peut nécessiter jusqu’à cinq litres d’eau, ce qui soulève des questions sur la durabilité de ces technologies
Quelques exemples
Selon des estimations publiées par des chercheurs de Hugging Face et d’autres laboratoires indépendants :
- Une requête (ou « prompt ») adressée à un grand modèle de langage comme GPT-4 consommerait entre 2 et 5 wattheures (Wh).
- Si vous posez 20 questions par jour, cela représente environ 40 à 100 Wh/jour, soit l’équivalent de la consommation d’une ampoule LED de 10 watts allumée pendant 4 à 10 heures.
- Sur un an, cela représente entre 15 et 36 kilowattheures (kWh), soit environ la consommation annuelle d’un petit réfrigérateur basse consommation.
Conclusion : un outil à éviter dans le cadre de la santé
L’intelligence artificielle ne peut pas remplacer l’avis d’un·e professionnel·le. Si vous avez un doute, un symptôme inhabituel ou une inquiétude, consultez un·e médecin. Rien ne vaut l’expertise humaine quand il s’agit de la santé 🙂 Et dans le cadre de question sur la santé sexuelle et/ou de la sexualité il existe le numéro vert