Il y a 50 ans aujourd’hui, le 17 janvier 1975, l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) sortait de l’illégalité. Pourtant, 50 ans après, ce droit fondamental reste stigmatisé et entravé par des inégalités. Face à ces défis persistants, le Planning Familial propose un plan ambitieux en 10 recommandations pour renforcer l’accès à l’IVG, en garantissant à toutes les personnes concernées un accès libre, sûr et égal à l’avortement.
IVG :Un état des lieux inquiétant
En France, l’accès à l’IVG reste marqué par des obstacles.
Comme le révélaient les résultats du baromètre sur l’IVG, 89 % des personnes interrogées ont relevé des freins persistants à l’accès à l’avortement :
- un manque de structures et des délais d’attente trop longs : plus de la moitié des femmes ont dû attendre plus de 7 jours pour avoir un rendez-vous, au lieu des 5 jours recommandés par l’OMS
- la stigmatisation de l’IVG, très présente, alimente le tabou sur l’avortement : 1 femme sur 3 a ressenti des pressions lors de l’avortement (de la part de mouvements anti-choix, des professionnel·les de santé ou de leur entourage)
Pour y remédier, le Planning Familial propose un plan en 3 axes et 10 recommandations pour garantir ce droit fondamental à toutes et tous.
Axe 1 : Une meilleure information
Le plan insiste sur l’urgence d’une information accessible et fiable. Parmi les propositions phares : des campagnes nationales sur l’IVG, un observatoire indépendant pour surveiller l’accès à l’IVG, et l’amélioration de l’accès à l’information en ligne, en particulier pour contrer la désinformation. Dernier point, la formation des professionnels de santé ne doit pas s’axer uniquement sur l’aspect médical, mais également sur l’accueil, l’écoute, la non stigmatisation.

Axe 2 : Un parcours simplifié et accessible
Pour fluidifier le recours à l’IVG, le Planning Familial préconise d’allonger le délai légal à 24 semaines (comme aux Pays-Bas par exemple), d’instaurer un congé dédié à la santé reproductive, et de supprimer les démarches perçues comme intrusives, telles que l’échographie systématique. Garantir la gratuité totale et l’anonymat pour toutes les femmes, y compris celles en situation irrégulière, est également au cœur des recommandations.
Axe 3 : Une offre disponible partout
Pour lutter contre les inégalités territoriales, l’association recommande de supprimer la clause de conscience spécifique à l’IVG et de développer des centres de proximité. L’amélioration du répertoire des praticiens pratiquant l’IVG est également essentielle.
Ce plan vise à lever les freins existants pour permettre à chaque personne d’exercer son droit à l’avortement dans des conditions dignes, sécurisées et respectueuses.
Pour consulter le plan dans on intégralité : Plan d’amélioration de l’accès à l’IVG en France
Pour toute question autour de l’IVG : composez le 0800 08 11 11 (France), le +331 48 07 10 57 (de l’étranger) ou RDV sur notre tchat.